Je croyais mourir mais non…vais attendre encore un peu

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04/03/2012 par denisegirardsoupir

Jeudi dernier à six heures du matin je me réveille et je ressens une douleur foudroyante à la poitrine. L’espace de quelques secondes je crois vraiment que j’ouvre les yeux pour une toute dernière fois.

C’est bête de partir ainsi…mais par contre, je sais que ça sera vite terminé et peut-être est-ce mieux ainsi. Ayant vu mourir à petit feu père et mère, comment ne pourrais-je ne pas me souhaiter une mort rapide.

Je tente dévaluer les dommages tout en gardant mon sang froid. Bouger les pieds. Ça va. Bouger les bras. Ça va. Bouger les jambes. Ça va. Respirer profondément. Là rien ne va plus. Mon souffle est court et si j’insiste pour inspirer plus profondément, la douleur m’en empêche. Est-ce un infarctus ou une crise d’angoisse ? N’ayant jamais fait l’expérience ni de l’un ni de l’autre…comment puis-je savoir ?

J’essaie de me lever. Et si je m’effondre sur le sol sans espoir de me relever ?
Qui fermera mes comptes Facebook, Twitter, Myspace et Linkedin ? Na ! Désolée mais je n’y ai même pas songé un seul instant. Probable que l’on finirait par m’oublier et que mes comptes s’effaceraient avec le temps. Mais qu’adviendrait-il de mes chansons inédites ? Ça……..je me le demande sérieusement.

Si je revenais à mes moutons. Donc, je me suis levée. J’ai même enfilé ma robe de chambre. Sans m’évanouir malgré le supplice. Je suis descendue à la cuisine pour dire à l’homme qui buvait son café de @cafevrac (question de faire de la pub gratuite) «  je retourne me coucher. Je me sens vraiment très mal. Je ne sais pas ce que j’ai. » Je lui explique mes symptômes sans m’étendre trop longuement sur le sujet ne recherchant qu’à retourner m’étendre sur mon lit. Peut-être que la douleur passera avec un Tylénol et un Aspirin en cas d’infarctus.

La douleur allant en diminuant je me suis relevée vers 17 h pour manger une soupe nouilles et dinde maison, unique repas de ma journée. Je suis toujours inconfortable mais le mal est tolérable. Cependant lorsque l’heure du coucher arrive. Rien ne va plus. La douleur à la poitrine s’intensifie. Je ressens comme un coup de poignard entre les seins et ça me transperce jusque dans le dos. Une névralgie se propage dans mon cou jusque dans la tête. Même mon épaule gauche devient douloureuse. Aucune position ne me permet de ressentir un certain soulagement. Debout, j’ai mal. Assise, j’ai mal. Couchée je ne m’endure plus. J’appelle à l’aide.

L’homme croit que prendre du Pepto-Bismol pourrait me soulager. Mais il m’offre tout de même un petit tour en ambulance. Ce que je refuse systématiquement. Je reprends Tylénol, Aspirin et le Pepto-Bismol. À la grâce de Dieu ! Si demain je ne vais pas mieux j’irai faire un tour à l’hôpital.

Ayant réussi à dormir entre les douleurs, au matin le mal était beaucoup moins aigu. Mais n’ayant aucunement le goût de me repayer cette souffrance dans le torax je prends la décision d’aller tout de même consulter à l’urgence. Ça me rassurera. Sauf qu’à l’urgence même si l’on est bien traité…on y traîne longtemps…

Plus de 9 heures à me promener du siège de triage au siège d’attente pour ensuite m’étendre sur une civière pour passer un électrocardiogramme pour repasser à un siège d’attente puis au siège d’admission puis à un siège de toilette et à un siège d’attente jusqu’au siège de réévaluation et comme les résultats de l’électrocardiogramme étaient normaux, je devais attendre de rencontrer un médecin pour la suite. Retour à un siège pour attendre le médecin. Ensuite évaluation avec le médecin. Étant donné mes symptômes il était préférable de prendre une prise de sang pour s’assurer qu’il n’y avait pas un problème cardiaque même si ça lui semblait être musculaire.

Je repasse au siège pour attendre la prise de sang. Puis au siège de la prise de sang. Mon sang retrouvé en fiole je dois me rendre à la salle des rayons X pour vérifier si mes poumons ont rajeunit depuis que je ne fume plus pour ensuite retourner à la salle numéro 8 d’où j’arrivais de ma prise de sang pour leur remettre un papier confirmant mon rayon X. Ensuite je repasse à un siège pour attendre plus d’une heure trente le résultat de la prise de sang qui est long à venir…Finalement je rencontre une deuxième fois le médecin qui me donne mon congé avec un grand sourire. Tous les résultats sont bons…le mien aussi « mon sourire » est présent…mais à peine perceptible sous ma fatigue…

Diagnostic : La prise de sang ne démontre absolument rien d’un malaise cardiaque. Ça s’apparente donc à une névralgie intercostale…et je crois bien que ça ressemble à ça, oui…ouf…tout de même j’ai eu une de ces frousses. Vive mon cœur et l’air que je respire encore pour un moment…j’espère…

Morale de cette histoire… L’attente n’est rien lorsque les nouvelles sont bonnes au bout de l’espoir. Si l’on m’avait ouvert le cœur en deux je ne pourrais partager aujourd’hui ce pur bonheur avec vous.

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14 réflexions sur “Je croyais mourir mais non…vais attendre encore un peu

  1. Que dire? Gros gros bisous et vis bien tes rêves!

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  2. Isabdunn dit :

    Encore un ptit tour de montagnes russes!!! Une balade en bateau sur un étendu d’eau calme ça te tente pas?!?! Contente de savoir que ce n’est rien de grave. Prends soin de toi xx

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    • Bonjour Isabelle, merci de ta lecture et douce attention de maman poule (sourire). Naviguer en eau calme ne fait pas partie de ma vie j’crois. Je nage souvent dans des tourbillons…peut-être pour ça que j’ai parfois le feeling de tourner en rond ? Rires. Je prends soin de moi du mieux que je puis pour continuer à prendre soin de ma puce, mais ça n’est pas toujours facile lorsqu’on a des poux…hihihi À tout bientôt, ici, sur twitter, on phone ou par courriel 🙂

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  3. Ma très chère Denise !

    Tout d’abord, permets-moi de te faire part de mon immense bonheur et de mon soulagement à l’idée qu’il ne te soit rien arrivé de grave, au final, malgré tes angoisses et tes incertitudes ô combien légitimes et compréhensibles, et de te souhaiter un prompt et total rétablissement !!!

    Jamais, je ne cesserai de t’admirer pour ton courage et ton exceptionnelle aptitude à faire face à tous les aléas de l’existence avec tant de sang-froid, d’humour et de répartie, ta capacité à savoir en rire si vite, après-coup, faute de quoi tu aurais probablement le plus grand mal à y survivre psychiquement! Or, donc, puisque tu t’es illustrée, une fois encore, par ton incroyable sens pratique, que dire du fait que tu aies encore trouvé le temps de te préoccuper de l’avenir de tes comptes Twitter, Facebook…, et même MySpace, alors que les premiers comptes qu’il viendrait à l’idée d’un escroc de scruter de plus près seraient tes comptes bancaires;-) Quant à tes merveilleuses chansons inédites, je crains qu’elles ne soient alors très vite bradées sur iTunes pour quelques centimes par des personnes qui pourraient alors s’enorgueillir d’être parmi les quelques heureux élus à avoir fait fortune avec Apple puisqu’elles n’auraient fait que recycler ton fabuleux travail à moindres frais:(( Tes comptes sur les réseau sociaux pourraient alors être aisément réexploités à des fins purement commerciales, mais, à l’inverse de ce que tu y postes aujourd’hui, ce que d’aucuns imagineraient encore être tes propres mises à jour perdraient à ce point en chaleur humaine que, pour ma part, je commencerais très vite à me poser de sérieuses question sur la réalité de ta présence parmi nous autres Terriens ! Donc, tout va bien pour l’instant, puisque tes derniers écrits en date sont si dignes du meilleur de toi-même:-)

    Quant à ta longue marche jusqu’au diagnostic final, ton épopée kafkaïenne me rappelle tout de même affreusement le scénario du film « Les Invasions Barbares » (l’histoire de ce professeur d’université, atteint d’un cancer en phase terminale, qui avait choisi de continuer à se faire soigner au Canada par patriotisme, confronté à tous les travers de la bureaucratie hospitalière bien que son fils n’ait cessé de soudoyer la direction et les représentants syndicaux de l’établissement pour lui ménager un traitement de faveur), même si la situation n’est parfois guère plus reluisante en Europe:(( Heureusement qu’il ne t’est rien arrivé de très grave, car, dans le cas contraire, j’ose à peine imaginer à quel point ton état aurait pu se dégrader pendant ces interminables phases d’attente / de transfert de dossier entre services !

    Derrière l’apparente légèreté des mots, se cache forcément un concentré d’angoisses et de réflexions existentielles inachevées, mais, en même temps, quel émouvant témoignage, quel sublime hymne à la vie, que ce billet ! Et comment ne pas me souvenir, à cette occasion-là, qu’il y a un an, à peine, alors que je vena
    Du coup, au sortir d’une journée si émouvante, que te souhaiter de mieux que de te reposer un peu, de récupérer au plus vite, de profiter d’autant plus intensément des beaux moments que ta vie te réservera, d’avoir encore longtemps la force de prendre soin de ta fille et de tous ceux qui te tiennent à coeur… !!

    Dans l’espoir de pouvoir, encore très, très longtemps, te compter parmi mes amis, lire ta belle prose et écouter tes créations musicales, je te souhaite une excellente semaine, t’embrasse tendrement, et te dis « à très, très bientôt »

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  4. Après une fausse manipulation, j’ai envoyé un peu précipitamment mon commentaire précédent:(( Voilà donc ce que je voulais ajouter: comment ne pas me souvenir, à cette occasion-là qu’il y a un an, à peine, alors que je me réveillais péniblement de mon anesthésie générale après mon opération de la cataracte, tu as été la première à m’écrire pour me soutenir et me demander de mes nouvelles, tout simplement parce que tu sais être sensible à la souffrance des autres et trouver les mots pour le faire savoir ?!!!

    Allez, pour la peine, je rajoute encore quelques bisous, et te souhaite une bonne nuit:-)

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    • Je ferai court…d’ailleurs je fais toujours court moi ;). Je t’embrasse fort également Christian. Et oui je pense beaucoup aux autres, peut-être trop…mais ça me fait du bien au coeur :)…C’est peut-être pour ça qu’il ne m’a pas encore lâché mais mon Dieu qu’il est fatigué et usé.
      Je t’avoue cependant ne pas avoir aimé le film « Invasions barbares »…et c’est si loin dans ma mémoire. Et aussi je ne pensais pas à mes comptes Myspace, Facebook ou Twitter…au contraire…je pensais à ma fille, à mes chansons inédites, à ma vie qui partait sans ne jamais comprendre ce qu’elle avait vraiment fait ici bas. Bref…vais essayer de vivre encore un peu pour voir ce que ça donnera. À tout bientôt bel ami !

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  5. Melodie68 dit :

    eh oui une très bonne nouvelle même si la réponse et l’attente ont été longues. Tu décris très bien le monde des  » urgences  » il ressemble tout à fait à cela, on y a été aussi il y a exactement une semaine de cela, attente sur attente suivis de tests et d’examens divers qui ont abouti à l’hospitalisation de ma moitié car l’état était jugé plus que préoccupant. Je te souhaite une belle semaine et surtout profites-en bien 🙂

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  6. Nous sommes très heureux d’apprendre que l’homme aime notre café mais surtout, que tout c’est bien terminé malgré tout…

    Nous te souhaitons un sincère prompt rétablissement et encore merci pour la mention Denise!

    Nancy & Bruno xx

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    • Merci, je vais bien Bruno. La douleur n’est plus qu’au passé, ça arrive aussi raide que le mal cesse et on en meurt pas 🙂 Et oui le chéri aime bien votre café, ainsi que moi====> c’est moi qui le commande…l’homme n’a pas le temps de pitonner sur un clavier mais il a le temps de le savourer…le café pas le clavier…rires

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  7. […] Jeudi dernier à six heures du matin je me réveille et je ressens une douleur foudroyante à la poitrine. L’espace de quelques secondes je crois vraiment que j’ouvre les yeux pour une toute dernière …  […]

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